Vendredi 17 avril 2009
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VENDREDI 1ere journée de volontariat dans un park J’ai donné ma candidature pour faire un stage l’année prochaine dans un park et ça m’a finalement amené à du volontariat dans différents parks et
reserves du coin : un coup de fil d’un ranger pour me décrire l’adresse... et voila que mon vendredi est occupé. Ca tombe en fait très bien ! Tout commence tôt le matin, avec un épais brouillard
froid, un conducteur de bus qui a l’air soule et une traversée de villages étroits ou le portable ne porte plus. Voila comment on peut décrire Crewkerne et Chard, où, selon les dires de Mark « les
gens sont très étranges, voir anormaux… ». Arrivée quelque part. Ce qu’on peut appeler une rue sans issus, sans arrêt de bus. Personne au lieu de rendez vous. Je questionne sans résultat une 1ere
rare personne, accompagnée d’un homme handicapé mental un peu surprenant.(Ici, je vois beaucoup d’handicapés, tout simplement parce qu’ils ne sont pas enfermés dans des hôpitaux). Quelques pas
après, je questionne une « lady » : elle sera décidée à m’aider jusqu’au bout : 5 minutes plus tard, me voila dans la réserve, entourée de 3 mamys prêtes à tout pour m’aider (la première avait
appelé ses amies en renforts). Elles veulent même à m’emmener en voiture. J’appelle alors une autre fois le ranger sensé venir au rendez vous, avec 6 oreilles attentives à mes coté. Quand je leur
annonce qu’il arrive dans 2 minutes pour me chercher, la première lady m’a carrément prise dans les bras de joie ! Des amours ces anglais, je vous dis ! Arrivé de Tim, le ranger ancien mécano d’une
cinquantaine d’année, en mini 4X4 ouvert. J’ai le privilège de m’assoir à coté. Il me prête ensuite le pull du park vert. Si ça, ça fait pas ranger !(cf photo !). Il me parlera beaucoup. Je
comprends la moitié, il faut être honnête. Un briefing hier avec les livres de la bibli pour connaitre les noms anglais des arbres et animaux ont été bien utiles pour pas paraitre ignorante…
Rencontre avec les autres bénévoles de la journée: 2 retraités et une fille de mon âge. Opération de la matinée : repeindre les bancs en noir. Pause de midi ou Tim me parle de sa réserve (grand lac
au centre, c’est un bel endroit pour voir des oiseaux, notamment) pendant que l’un des volontaires me bourre de gâteaux fait maison bien anglais, et bien bons. Après-midi : récupération de papiers
que les abrutis de visiteurs ont laissés. Il y en a tellement qu’on en voit pas le bout. J’ai même trouvé une seringue, avec l’aiguille !
LUNDI Je lis sur un prospectus que dans une réserve il y a une activité ce lundi, concernant les papillons. Comme d’habitude, je ne m’attendais pas à ça, mais j’ai eu une bonne surprise : dans une
salle, on s’est retrouvé une vingtaine à faire des décos en forme de papillon en osier !(oui, willow, maintenant, je sais ce que ça veut dire !) Mercredi Journée, chargée. Trop. Tout commence avec
le fucking bus. Je l’attends un quart d’heure, gentiment assise à l’arrêt. Il trace direct : prochain bus dans une heure. Mon rendez vous avec un responsable de l’abbaye est à l’eau dans ces
conditions. J’opte pour faire du stop. Au bout de 10 minutes, une voiture tunnée s’arrête : un couple de la vingtaine, typiquement anglais. Je n’étais pas rassurée dans la voiture : des fils qui
trainent de partout, des bruits bizarres, une déco incertaine…ça m’avait tout l’air d’une voiture montée par un non professionnel. Le plus flippant, c’était surtout sa façon de conduire. Bref,
qu’une seule envie : sortir indemne et aller à mon RDV à pied ! Ils me demandent mon style de musique : vu leur style, je lance au hasard : »rock, R&B… », il a allumé une sorte de techno
agressive immonde. Bref, je me plains, mais ils m’ont économisé un trajet en bus et c’était vraiment sympa ! Après, opération mémoire : une heure d’entretien intéressante avec un responsable de
l’abbaye. Vraiment sympa (bis). Puis, direction le château et visite. Absolument magnifique. Pittoresque…J’aime…photos. Comme si je n’avais pas eu assez d’aventure dans la journée, je décide de
passer par un chemin à travers champs, alors que j’étais dans le park du château, sorte de jardin d’Eden, d’où je me chasse toute seule. Je passe donc, à la française, un panneau d’interdiction et
me retrouve sur un chemin en terre boueux, me croyant sauvée. Erreur : une femme (je saurais après qu’elle est fermière et propriétaire des lieux), promène ses deux chiens. L’épagneul d’environ 4O
kg m’attaque et reste grognant autour de moi à chacun de mes gestes. Les crocs sont passés pas bien loin de mes jambes (et bien sure je portais un pantalon léger, même pas un jean). Je n’ose même
pas imaginer si la femme n’avait pas été là. Bref, je n’ai pas bougé et j’ai continué mon chemin…qui était sans issus ! Je décide donc, de sauter par-dessus un mur et je me retrouve dans un champ
clos en croisant les doigts de ne pas tomber sur de grosses vaches en furies…c’est presque le cas : je me retrouve face à la femme de tout à l’heure avec le chien toujours aussi accueillant.
Bloquée, je dois cette fois expliquer les raisons de mon infraction. Je ne traduirais pas le dialogue, je me ferais du mal, mais bon, j’étais en tord, et donc elle avait de quoi être énervée. Va
lui dire après que tu es une étudiante sérieuse qui s’intéresse à l’économie locale… Je crois avoir plutôt bien joué l’innocente pas trop apeurée, ce qui a du plus l’agacer qu’autre chose. Pour
sortir de ce cul de sac, elle me fait passer par son élevage de vache agrémenté de remontrances. Il faut savoir qu’au départ, il était prévu que j’interroge cet élevage, dite « diary » pour mon
mémoire…On mentionnera juste qu’il existe. Ca, j’en suis sûre !
mardi Mission New Forest. Pour monter à cheval, il fallait réserver donc la chevauché fantastique sera qu’en rêve. Belle journée, belle ballade, belle foret. Les maisons sont vraiment
magnifiques et ce qui est amusant c’est que les poneys et les ânes sont en liberté partout, même dans la ville.